EFFRACTIONS EN PAYSAGES DIFFÉRÉS

Festival International de la photographie surréaliste & créative de Fréjus

Le lieu

Villa Aurélienne – Avenue du général d’Armée Calliès – Fréjus- France

Ouvertures de l’exposition au public

Du 26 septembre au 4 Octobre 2026. Les artistes seront présents pour échanger avec le public

Lez’ARTS’dez à Saint-Désirat

Expo art et artisanat

Le lieu

D’une cour à l’autre au cœur du village de St Désirat

Ouvertures de l’exposition au public

Dimanche 27 Septembre de 10h à 17h30

« Ceci n’est pas un paysage ». Encore moins une citation mais bel et bien un point de départ. Le réel est en lui-même profondément surréel, ainsi que l’ affirmait Magritte.

Effractions en paysages différés explore des territoires où le réel ne suffit plus à faire monde. Le paysage y perd sa fonction descriptive, sa promesse de ressemblance. Les images ne cherchent plus à montrer : elles cherchent à déplacer.
Ce moment où le visible se fragmente, où les formes hésitent avant de se stabiliser ou refusent de le faire. L’imaginaire n’y est plus une projection mentale, une surimpression sur le réel : il est une émergence, quelque chose qui affleure de l’intérieur même de la matière photographiée.
Aucune construction. Aucun montage. Aucun effet. Ce qui est vu est ce qui était là et c’est précisément là que réside la subversion. Le réel, cadré, extrait, arraché à son contexte géographique et scalaire, devient plus étrange que n’importe quelle manipulation.
Fragments, matières, surgissements : le réel s’y recompose sans centre ni hiérarchie, comme une mémoire en cours de transformation. Ni tout à fait perdue, ni encore reconstituée. Ce pourrait être un territoire. C’est une mémoire en train de se transformer.
Dans cet entre-deux, le spectateur perd ses repères habituels. Il n’est plus face à l’image, en position de lecteur ou de témoin. Présentées en grand format, ces images ne se regardent plus : elles s’habitent. On peut s’y perdre. On peut aussi trouver un point de bascule — cet instant où quelque chose se retourne. Ce que je cherche, au fond, c’est moins produire des images que fabriquer des expériences de l’incertitude visuelle : des espaces où le regard se défait.
Ces espaces continuent de respirer au-delà de l’image fixe. Chaque photographie est accompagnée d’une séquence de réalité augmentée — une courte animation qui travaille les formes internes de l’image, les fait bouger, hésiter, se transformer, sur une création musicale originale composée par un pianiste/compositeur. Loin d’être une explication, c’est une porte latérale dans l’image, proposée à ceux qui souhaitent y entrer autrement. L’image fixe et l’image animée ne se hiérarchisent pas : elles coexistent, comme deux mémoires du même territoire.

L’exposition

Présente une série de photographies toutes prises en terre d’Islande dans des formats différents. Les tirages seront mis en vente. Parmi eux une mise en abîme de la matière accessible en réalité augmentée avec l’application artivive à télécharger sur son smartphone. Une tablette sera mise également à disposition.

Les artistes

Chantal Capelli & jean-Pierre Maillet/Artistes – Philippe Madile/Compositeur musicien

Les Œuvres « Lithomnesia », « Fossiles » et « Sédiments » sont disponibles en exposition. Leurs présentations plus en détail en cliquant sur les liens.

« EFFRACTIONS EN PAYSAGES DIFFÉRÉS »

Juin 2026 Chapelle de St-Cyprien à Anse-69480

« Ceci n’est pas un paysage ». Encore moins une citation mais bel et bien un point de départ. Le réel est en lui-même profondément surréel, ainsi que l’ affirmait Magritte.

Effractions en paysages différés explore des territoires où le réel ne suffit plus à faire monde. Le paysage y perd sa fonction descriptive, sa promesse de ressemblance. Les images ne cherchent plus à montrer : elles cherchent à déplacer.
Ce moment où le visible se fragmente, où les formes hésitent avant de se stabiliser ou refusent de le faire. L’imaginaire n’y est plus une projection mentale, une surimpression sur le réel : il est une émergence, quelque chose qui affleure de l’intérieur même de la matière photographiée.
Aucune construction. Aucun montage. Aucun effet. Ce qui est vu est ce qui était là et c’est précisément là que réside la subversion. Le réel, cadré, extrait, arraché à son contexte géographique et scalaire, devient plus étrange que n’importe quelle manipulation.
Fragments, matières, surgissements : le réel s’y recompose sans centre ni hiérarchie, comme une mémoire en cours de transformation. Ni tout à fait perdue, ni encore reconstituée. Ce pourrait être un territoire. C’est une mémoire en train de se transformer.
Dans cet entre-deux, le spectateur perd ses repères habituels. Il n’est plus face à l’image, en position de lecteur ou de témoin. Présentées en grand format, ces images ne se regardent plus : elles s’habitent. On peut s’y perdre. On peut aussi trouver un point de bascule — cet instant où quelque chose se retourne. Ce que je cherche, au fond, c’est moins produire des images que fabriquer des expériences de l’incertitude visuelle : des espaces où le regard se défait.
Ces espaces continuent de respirer au-delà de l’image fixe. Chaque photographie est accompagnée d’une séquence de réalité augmentée — une courte animation qui travaille les formes internes de l’image, les fait bouger, hésiter, se transformer, sur une création musicale originale composée par un pianiste/compositeur. Loin d’être une explication, c’est une porte latérale dans l’image, proposée à ceux qui souhaitent y entrer autrement. L’image fixe et l’image animée ne se hiérarchisent pas : elles coexistent, comme deux mémoires du même territoire.

1-54 Marrakech

« Mon sang est jaune »

Dans le cadre de l’exposition ABDELKébir RABI’ Fusains de Lumière

KHALID FINE ARTS GALLERY, Marrakech-Maroc. 28 Jan > 02 Feb 2025

« Moment fort de la dernière édition de la 1-54 de Marrakech, l’exposition « Fusains de lumière » du peintre Abdelkébir Rabi’ était accompagnée au hammam Dar El Bacha d’une exposition d’art numérique, « Mon sang est jaune », initiée par le collectif français Alicea. Une plongée en 3D convaincante dans l’univers du peintre originaire de Boulemane. »

Dyptic magazine – Olivier Rachet

Le DAK « Digital Arts Khouribga »

Maroc. 13>17 Nov 2024

Très heureux d’avoir été invité à présenter « Fossiles » au cœur de l’école 1337 à Khouribga.

Le DAK implique des artistes locaux et internationaux, Une première édition réussie qui devrait se concrétiser par une 2ème édition en 2025 enrichie par des résidences artistiques avec les étudiants de l’école 1337.

Le PatchLab Festival à Cracovie

Pologne. 17>20 Oct 2024

Superbe semaine à Cracovie. Le PatchLab festival est un must.

Nous on a adoré le festival, l’énergie autour du festival, l’ambiance de Krakow (vie nocturne intense, vie diurne cool). On y a retrouvé des connaissances et fait de nouvelles. On a retenu la performance de Riccardo Giovinetto. Un grand moment musical et visuel.

Festival Recto VRso à Laval

France. 11>14 Avril 2024

Nous sommes très heureux de vous annoncer que nous avons reçu le prix RectoVRso 2024. Nous avons exposé  “Fossiles » dans sa version photographique et fresque interactive avec Réalité Augmentée.

Recto VRso est un espace d’inspiration et de découverte qui promeut, favorise et stimule la création artistique autour de l’art immersif et interactif, entre le réel et le virtuel.

Festival « Magnifique Printemps »  à Lyon . France Mars 2024

Exposition avec la compagnie les Artpenteurs de Fossiles et de Sédiments du 9 au 22 mars à Ciné Duchère dans le cadre des manifestations de « Magnifique printemps ».
Dans le cadre de cette exposition nous avons réalisées deux soirées de projections Live en collaboration avec Patrice Vandame, artiste comédien.
La mise en voix est un nouveau développement de notre projet. C’est une belle évolution.

Spectacle « Jungle Math » à Lyon. France. Saison 2023/2024

Habillage scénique visuel & sonore

Jungle Maths est une collaboration AliceA / Les arTpenteurs pour une pièce de théâtre visant à sensibiliser les collégiens à l’univers des mathématiques. Nous assurons dans ce cadre la réalisation d’un habillage de scène, une sorte de troisième personnage.

L’association d’éducation populaire « les Francas du Rhône et de la Métropole de Lyon », la compagnie de théâtre Les arTpenteurs, AliceA et différents partenaires (mathématiciens, enseignants, acteurs socio-éducatifs), ont souhaité proposer un outil en direction des collégiens et des jeunes scolarisés en lycée professionnel, permettant à ces publics, à travers les mathématiques, de mieux appréhender le monde dans lequel ils
vivent et de réaliser que ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise.

Trois lieux d’exposition à Casablanca. Maroc. Novembre 2023

AliceA a été présent avec les expositions Fossiles et Sédiments dans 3 événements à Casablanca. Nous avons exposé dans un événement organisé par EPSON au sein de l’école supérieure des Beaux-arts de Casablanca. Cela a été l’occasion d’échanger avec les élèves sur art et environnement. Dans la foulée on a été programmé en toute dernière minute pour l’exposition We Art Children. Un festival d’art numérique pour les enfants. Une première ! Et jamais 2 sans 3, tout autant en dernière minute, la célébration de la nomination de la ville de Casa au titre de ville des arts numériques. Dans ce dernier cas, le lieu était juste l’écrin dont peut rêver n’importe quel artiste pour son travail. Morocco Numerica, à fait un travail de curation magnifique pour que cette officialisation par l’UNESCO soit un événement, un point de départ. Il y a un avant et un après pour Casa.

17/11 : « Regards sur l’environnement » EPSON Maroc, ESBAC, Morocco Numerica. Ont été exposés Fossiles et Sédiments en version exposition photo avec AR

20/11 au 26/11 : « We art Children », une exposition d’art numérique destinée aux enfants.

28/11 : Annonce de la désignation de la ville de Casablanca en tant que ville créative des arts numériques de l’UNESCO

AnthropoScènes

L’archéologie commence aujourd’hui

Le spectateur entre dans une salle de musée dédiée à l’Anthropocène. Quatre sculptures y présentent des fossiles d’objets représentatifs de notre époque (un disque vinyle, une brique Lego, une capsule de bouteille de bière, un câble USB) accompagnées de sept photographies figurant leurs lieux de fouille. Chaque support ouvre, via la réalité augmentée, un alinéa vidéo prolongeant sa lecture. Un écran interactif permet au visiteur d’entrer plus avant dans le détail des reconstitutions de la vie durant cette période.

Les fossiles sont accompagnés d’une nomenclature rédigée dans la langue imaginée d’un futur lointain ; la réalité augmentée en donne la traduction (traduire devient déjà interpréter).

Le décalage temporel installe une distance avec nos pratiques habituelles des objets et les redécouvre dans leur étrangeté. Chaque vestige devient le point de départ d’un récit, révélant à quel point nos représentations dépendent du regard que nous leur portons.

En quittant AnthropoScènes, le visiteur retrouve les objets de son quotidien, inchangés. Seul le regard qui leur est porté s’est déplacé le temps d’un parcours.

3 exemples d’anthroporests

Nom scientifique : Modulobloccus urbanus
Référence : STR-2025-01
Datation estimée : Stratum 2025 ± 50 EC
Origine présumée : Zone urbaine – Secteur 12
Matériaux : Polymère thermoplastique (prob. ABS), matrice silico-argileuse
Dimensions : 3,2 × 1,6 × 1,2 cm (hors gangue)
Classification taxonomique : Artificialis > Technomorpha > Plasticaeformia > Ludotectiformes > Modulobriccidae > Modulobloccus > urbanus
Description :
Objet synthétique fossilisé dans une gangue rocheuse partielle, laissant émerger six excroissances circulaires disposées symétriquement. L’aspect modulaire et la couleur primaire délavée évoquent un usage répétitif et collectif, probablement domestique.
Hypothèses fonctionnelles :
Assemblage modulaire, système d’apprentissage, ou artefact rituel enfantin à haute valeur de projection imaginaire. L’objet témoigne d’une culture de micro-construction très répandue, bien que ses usages précis demeurent objets de débat.
État de conservation :
Polymère intact, fossile d’une étonnante résilience. La gangue fracturée laisse apparaître l’objet comme au moment de son abandon (ou de son adoration).

Nom scientifique : Fermentacincta rotundula
Référence : STR-2025-02
Datation estimée : Stratum 2025 ± 50 EC
Origine présumée : Dépôt informel – Zone festive périphérique
Matériaux : Alliage ferreux, oxydation stabilisée, résidus organiques fossilisés
Dimensions : Ø 2,6 cm
Classification taxonomique : Artificialis > Technomorpha > Ferromorphia > Circumclausiformes > Potentivoridae > Fermentacincta > rotundula
Description :
Objet circulaire muni de crans périphériques réguliers. Oxydation modérée sur la face inférieure, présence de dépôts sédimentaires internes. L’empreinte partielle d’un symbole décoratif ou d’un code industriel reste visible malgré l’érosion.
Hypothèses fonctionnelles :
Dispositif de scellement pour conteneur liquide, vraisemblablement de type euphorisant. Certaines théories évoquent également un usage ornemental ou ludique secondaire (compétitions de lancer ?).
État de conservation :
Stabilité remarquable malgré la corrosion. Témoignage d’un artefact à usage unique mais production massive. L’objet incarne l’éphémère ritualisé de l’ère pré-effondrement.

Nom scientifique : Vinylum spectrogramma
Référence : STR-2025-03
Datation estimée : Stratum 2025 ± 50 EC
Origine présumée : Dépôt intermédiaire – Zone urbaine post-industrielle (Ancienne Aire Musicale n°14)
Matériaux : Polychlorure de vinyle (PVC), étiquette cellulose pigmentée (dégradée)
Dimensions : Ø 30,5 cm
Classification taxonomique : Artificialis > Technomorpha > Polyacoustiformia > Rotosonidae > Vinylum > spectrogramma
Description :
Disque noir fossilisé en position plane, encastré dans une fine couche sédimentaire argileuse. L’étiquette centrale, en partie effacée, laisse apparaître des fragments textuels : « …Bush of Gh… ». Ces signes, comparés à d’anciennes bases de données fragmentaires, permettent d’attribuer l’objet à une oeuvre sonique rituelle du tournant du XXIe siècle.
Hypothèses fonctionnelles :
Support d’enregistrement audio analogique, conçu pour être mis en rotation et lu par friction d’un capteur mécanique. L’objet pourrait avoir servi de dispositif d’incantation sonore ou de méditation collective. L’oeuvre partiellement identifiée semble liée à une mythologie urbaine et électronique.
État de conservation :
Structure vinyle stable, mais altérations marquées de la zone centrale. L’illisibilité partielle participe à l’aura de l’objet, souvent comparé à une stèle sonore.